Publireportages : d’ouvrages PEPP et PEES REDISSE IV
1 Introduction
Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) prépare, avec l soutien financier et technique de l’Association Internationale de Développement (IDA), un projet de renforcement des systèmes régionaux de surveillance des maladies en Afrique centrale (REDISSE IV) P167817. Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) envisage de mettre en œuvre la REDISSE IV sous la direction du ministère de la santé publique (MSP) en collaboration avec le ministère de la pêche et élevage, le ministère de l’environnement et de développement durable et le ministère de l’agriculture. La Banque Mondiale a accepté de fournir des fonds pour le projet. La mise en œuvre de REDISSE IV est susceptible d’aboutir à des impacts environnementaux et sociaux, d’où la nécessité d’élaborer des mesures d’atténuation. La préparation du plan environnemental et social exige que les parties touchées et concernées soient dûment consultées pour s’assurer que leurs opinions et leurs préoccupations sont intégrées et abordées par le Project. Le présent Plan d’Engagement des Parties Prenantes (PEPP) présente le processus de consultation et d’engagement des parties prenantes pour le projet. Il décrit une approche systématique de l’engagement des parties prenantes qui aidera REDISSE IV à développer et à maintenir au fil du temps une relation constructive avec les parties prenantes pendant toute la durée du projet. Le document comprend également une ébauche d’un Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP) pour permettre aux parties prenantes de susciter des préoccupations vis-à-vis du projet. Le PEPP a été élaboré conformément au nouveau Cadre Environnemental et Social (CES) de la Banque mondiale.
2 Description du projet
2.1 Situation géographique du projet
Le quatrième projet REDISSE prévu (REDISSE IV) est une initiative régionale financée par la Banque mondiale qui sera mise en œuvre dans cinq pays (Angola, République centrafricaine, Tchad, République du Congo et République démocratique du Congo), qui sont tous membres de la Commission économique de la Communauté des États de l’Afrique centrale (CEEAC) avec une population totale de plus de 192 millions personnes. Ces pays ont mis la priorité sur cette initiative et ont alloué le financement national à l’Association internationale de développement (IDA) et à la Banque Internationale pour la Reconstruction et Développement (BIRD) pour satisfaire aux obligations découlant du Règlement sanitaire international et du code zoo sanitaire terrestre. Le projet sera mis en œuvre dans le contexte de la stratégie africaine intégrée de surveillance et d’intervention en matière de maladies et de l’approche One Health, fondée sur les meilleures pratiques régionales et les orientations de l’ACDC, de l’OMS, de l’OIT et de la FAO. En RDC, le projet recevra des fonds de l’ IDA et sera mis en œuvre à l’échelle nationale en utilisant l’unité de gestion du projet du projet (UGP) au ministère de la santé en tant qu’entité de coordination interministérielle.
2.2 Composante du projet
REDISSE IV comprendra quatre composantes résumées ci-dessous :
Tableau 1 – composantes du projet
| Composantes | Sous-composants clés |
| Composante 1 : renforcer la surveillance et la capacité des laboratoires à détecter rapidement les épidémies | Les quatre sous-composantes de cette composante sont les suivantes : (i) les systèmes de surveillance nationaux et sous-nationaux, (II) les systèmes d’information et de rapport sur la santé, (III) la capacité de diagnostic en laboratoire et (IV) les systèmes de gestion de la chaîne d’approvisionnement. |
| Composante 2 : renforcement de la capacité de planification et de gestion des urgences pour réagir rapidement aux flambées épidémiques | Les cinq sous-composantes de cette composante sont les suivantes : (i) les systèmes de gestion des urgences, y compris la planification, les exigences juridiques, les installations et les communications, (II) les contre-mesures médicales, (III) les interventions non pharmaceutiques, (IV) la recherche et l’évaluation et (v) l’intervention d’urgence conditionnelle. |
| Composante 3 : développement du personnel de santé publique | Les trois sous-composantes de cette composante sont les suivantes : (i) la dotation en personnel de santé publique, (II) la formation et (III) les règlements. |
| Composante 4 : renforcement des capacités institutionnelles, gestion de projets, coordination et le plaidoyer | Les deux sous-composantes sont : (i) la coordination des projets, la gestion fiduciaire, le suivi et l’évaluation, la production de données et la gestion des connaissances ; et II) appui institutionnel, renforcement des capacités, plaidoyer et communication au niveau régional. |
Le projet REDISSE pour la RDC est en préparation et devrait être approuvé par la Banque mondiale avant le 30 mai 2019, la date de clôture prévue du projet sera le 29 mars 2023. Le projet du plan d’engagement environnemental et social (PEES) et le présent plan d’engagement des parties prenantes (PEPP) sont en cours d’élaboration au stade précoce du projet et avant l’évaluation pour établir un résumé des mesures et actions pertinents et de veiller à ce que les vues, les préoccupations et les intérêts de toutes les parties prenantes, y compris celles des communautés locales, soient prises en compte tout au long de la mise en œuvre du projet.
Les deux instruments (PEES et PEPP), Phase un, doivent être soumis dans la première semaine de mai 2019. Une réunion de consultation publique a été organisée le lundi 06/05/2019 avec les acteurs institutionnels et de la société civile à Matadi (voir fiche de présence à l’annexe 4) pour recueillir les contributions de ces parties prenantes, y compris les préoccupations et les suggestions concernant divers aspects du projet, afin de compléter le PEPP avant l’examen et l’approbation du projet par la Banque de travail.
Les questions identifiées lors de la consultation des parties prenantes institutionnels et de la société civile comprenaient des risques pour la santé des travailleurs du projet; la sensibilité nécessaire en ce qui concerne les normes culturelles locales dans la lutte contre les urgences épidémiques; la nécessité d’une communication adéquate vis-à-vis des communautés touchées; les impacts environnementaux liés au contrôle des épidémies (y compris la déforestation); le contact et la consommation de la faune (par exemple, les singes) qui sont des vecteurs de maladies possibles; le rôle de la force de police nationale dans la lutte contre les épidémies transfrontalières; la formation en réponse rapide et l’utilisation des équipements de biosécurité.
La deuxième phase de l’engagement des parties prenantes se déroulera au cours des mois de mai, juin et juillet 2019, et portera sur l’élaboration de documents de sauvegardes environnementales et sociales, notamment les éléments suivants :
- Cadre de gestion environnementale et sociale (CGES),
- Plan de gestion des déchets biomédicaux (PGDBM) ;
- Evaluation des risques liés à la violence basée sur le genre (VBG) ;
- Cadre de planification des peuples autochtones (CPPA) ;
- Cadre de politique de réinstallation (CPR) et
- (VI) procédures de gestion de la main d’œuvre (PGM).
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