By Guylain Mafuta

Publireportage : Projet de Réduction du Risque de Famine et de l’Amélioration de la Nutrition dans la Région du Kasaï (PRRF)

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Plan de Gestion des Pestes
(PGP)

RESUME EXECUTIF

L’objectif de développement du Projet de Réduction du Risque de Famine dans le Grand Kasaï (PRRF) est d’accroître l’accès à la nutrition et aux services de santé de base, aux filets de sécurité et aux intrants agricoles dans les zones cibles à risque de famine dans la région du Kasaï en République démocratique du Congo, et fournir une réponse immédiate et efficace à une crise ou une situation d’urgence éligible..

Le Projet de Réduction du Risque de Famine dans le Grand Kasaï (PRRF) interviendra dans trois domaines principaux : (i) la sécurité alimentaire et nutritionnelle immédiate et les services sociaux de base ; (ii) la production et l’approvisionnement alimentaires imminents au niveau local et (iii) la capacité de l’administration centrale et locale à coordonner la réponse et le relèvement aux crises multisectorielles, et pour les crises futures, surveiller, prévoir et répondre aux crises futures. Les interventions du Projet ont été sélectionnées sur la base (i) de leur capacité à répondre efficacement aux besoins urgents identifiés dans le Plan d’intervention d’urgence 2017 pour les régions du Kasaï, du Kwilu et de Lualaba ; (ii) de la cartographie des activités existantes et prévues des donateurs, des Nations Unies, des ONG et autres dans la région et d’une évaluation des lacunes et des domaines où la Banque mondiale pourrait apporter le plus de valeur ajoutée et (iii) de la capacité actuelle ainsi que des systèmes en place pour amplifier et mettre en oeuvre rapidement les activités proposées.

Dans les zones retenues pour le développement du PRRF, plusieurs types de pestes ont identifiées. Ces pestes appartiennent dans les catégories suivantes : (i) des pucerons (alphis craccivora), des nématodes, des hémiptères et des lépidoptères pour l’arachide; (ii) des chenilles mineuse, des mouches (diopside) et des espèces d’hémiptères (punaises) pour le maïs; (iii) des mouches et la fonte de semis, l’anthracnose, le sclérotiniose (pourriture blanche), le tetranique tisserand, la mosaïque jaune, la graisse, le botrytis (pourriture grise), la rouille et la bruche pour le haricot; (v) la chenille mineuse (anastrepha), la mouche blanche et le phenacoccus manihoti pour le manioc; (v) la chenille mineuse de tige, les diopsides et les hémiptères (punaise) pour le riz.

Les ravageurs susmentionnés occasionnent des risques majeurs aux qui vont de l’attaque des feuilles des plantes, minage de la tige, provoquent le jaunissement et le rabougrissement des feuilles, la stérilité des épillets, empêchent la levée des semis, rongent le cotylédon, l’affaissement des plantes, le pourrissement des racines et des collets, présence des tâches noires sur les feuilles, tiges et les gousses, la présence des filaments blancs sur les feuilles et dépérissement rapide des plants, la décoloration et jaunissement des feuilles.

Aussi, pour renverser ces tendances négatives concernant les limites de la gestion rationnelle des pestes et des pesticides dans le cadre du PRRF, le PGP proposé permettra d’initier un processus, et d’appuyer la réponse nationale dans ce domaine. Il mettra l’accent sur : (i) des mesures préventives (renforcement de capacités institutionnelles et techniques; appui dans le contrôle de l’application de réglementation, formation des acteurs, campagnes d’information, d’éducation et de sensibilisation axés sur la communication pour le changement de comportement; mise en place d’infrastructures de stockage et d’élimination des emballages, équipements de protection, etc.) ; (ii) des mesures curatives pouvant contribuer à l’amélioration du système actuel de gestion des pesticides (Formation du personnel à la prévention et à la prise en charge des intoxications liées aux pesticides, le renforcement des capacités de la Direction de la Production et de la Protection des Végétaux (DPPV) et de la Direction de la Production et Santé Animale (DPSA) du Ministère de l’Agriculture).

Les principaux insecticides utilisés pour la protection des plantes sont de plusieurs ordres. Il est généralement fait recours pour ; (i) le maïs et le riz : le Bacillus thuringiensis Sérotypes H1 ou H3a 3b, Carbofuran, Deltaméthrine, Endosulfan, Fenvalerate, Lindane, Trichlorfon, Diazinon et le Cyperméthrine pour le ravageurs du feuillage, défoliateurs, foreurs des tiges et la faune nuisible du sol pour le maïs et le riz ; (ii) l’arachide : le DBCP (Fumigant contre les nématodes de l’arachide).

Avec l’aide des partenaires internationaux, les Experts du Ministère de l’Agriculture ont préparé diverses stratégies contre les attaques des pestes dans le domaine animal et agricole. On peut retenir dans le domaine animal : du (i) Plan National Révisé de Préparation et de Réponse à l’Influenza Aviaire Hautement Pathologique de mai 2008 et de (ii) la Stratégie de Contrôle et d’Eradication de la Pestes des Petits Ruminants (PPR) en RDC de mai 2017. Dans le domaine de la protection des végétaux, on cite : (i) la Stratégie d’Evaluation des Capacités en matière Phytosanitaire d’octobre 2013. Il faut cependant relever que toutes ces politiques et stratégiques n’ont jamais été examinées par le parlement de la République Démocratique du Congo. La conséquence de cette attitude de la RDC est que les bailleurs des fonds n’autorisent pas encore la publication de ces documents.

Les textes juridiques réglementant la gestion des pestes et des pesticides applicables en RDC tournent autour d’une part aux conventions internationaux et aux textes nationaux. Sur le plan national, on a (i) le décret n°05/162 du 18 novembre 2005 portant réglementation phytosanitaire en République Démocratique du Congo, signé par le Président de la République Démocratique du Congo, mais pas encore publié au Journal Officiel et la (ii) loi n° 11/022 du 24 décembre 2011 portant principes fondamentaux relatifs à l’Agriculture constitue pratiquement le seul texte national qui prend en charge de façon globale les conditions de gestion des pesticides au niveau de toute la filière (importation, stockage, transport, utilisation, élimination des contenants,…). A travers cette loi, le Gouvernement central met au point un système d’homologation des produits chimiques avant commercialisation, basé sur l’évaluation et la gestion des risques et met en place un mécanisme de surveillance et de prévention des risques majeurs et des calamités agricoles.

La lutte anti-vectorielle et la gestion des pesticides interpellent plusieurs catégories d’acteurs dont les rôles et les modes d’implication ont des impacts qui peuvent influer de façon différenciée sur l’efficacité de la gestion au plan environnemental et sanitaire : (i) le Ministère de l’Agriculture, Pêche et Elevage ; (ii) de la Santé ; (iii) de l’Éducation et (iv) le Fonds social RDC. L’UNCP et les ministères sectoriels bénéficieront du soutien d’agences des Nations Unies, d’ONG et d’autres entités, pour la fourniture de biens et services dans la région. Les agences des Nations Unies qui signeront un accord avec l’UNCP sont notamment le PAM, la FAO, l’UNICEF et le UNOPS. En outre, l’UNCP établira des protocoles d’accord avec le ministère de l’Éducation et ses départements locaux dans la région de Kasaï pour l’autorisation de mener des activités dans les écoles, entre autres les repas scolaires.
Cependant, il faut admettre qu’en République Démocratique du Congo, très peu d’agents, que ça soit au niveau national ou provincial, ne disposent des capacités nécessaires pour une bonne gestion des pestes et des pesticides. La mise en oeuvre du Plan de Gestion des Pestes en République Démocratique du Congo va nécessiter l’organisation des séances de renforcement des capacités au profit des personnes affectées à cette tâche. Ces séances de renforcement des capacités concerneront notamment, la règlementation tant nationale qu’internationale en matière de gestion des produits phytosanitaires, le transport, la manipulation, le respect des normes, le reconditionnement, le stockage, la distribution, la gestion des contenants vides, la décontamination, la protection de l’agriculteur etc.

De façon spécifique, les capacités des agents de la Direction de la Production et Santé Animale devront être renforcées : (i) constructions zootechniques; (ii) alimentation du bétail; (iii) soins et reconnaissances des maladies/Etude des cas; (iv) la commercialisation et (v) la Reproduction. Les agents de la Division de la Protection des Végétaux verront leurs capacités renforcées de façon spécifique en : (i) comment devenir docteurs des plantes qui développera leurs capacités en diagnostique, identification des organes nuisibles, le traitement des plaintes et usages des pesticides et analyse des risques et enfin (ii) comment tenir une clinique des plantes pour être capable de faire les recommandations.

Le suivi de la mise en oeuvre du Plan de Gestion des Pestes sera organisé par le biais de visites périodiques sur le terrain et sera assuré niveau national, par l’UNCP/PRRF (supervision stratégique), la DPPV/MINAGRIPEL (supervision opérationnelle) et l’ACE et au niveau provincial (dans la zone du projet), par les Agents de l’Inspection Provinciale de l’Agriculture (suivi de proximité) et les Services de la Coordination Provinciale de l’Environnement
Le budget estimatif de la mise en oeuvre du plan de gestion des pestes et pesticides dans le cadre du PRRF est estimé à dollars américains quatre cent mille (400 000 USD).

Cliquer ici pour télécharger le Plan de Gestion des Pestes PGP – format PDF

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  • 20 mars 2019